Cathédrale Notre-Dame des Doms - Avignon (84)

Cathédrale Notre-Dame des Doms - Avignon (84)

Article rédigé le 05/12/2025 par DRAC PACA

 

Vues par drône et panosphères  

Dominant Avignon depuis le Rocher des Doms, la cathédrale Notre-Dame des Doms occupe une place singulière dans l'histoire religieuse de l'Occident chrétien. Siège de l'archidiocèse d'Avignon, elle s'élève à quelques mètres du Palais des Papes, dont elle partage la silhouette emblématique : une proximité qui traduit, dans la pierre, l'intrication entre pouvoir pontifical et institution épiscopale durant tout le XIVe siècle, lorsque la ville devint la capitale provisoire de la chrétienté latine. Édifiée pour l'essentiel au XIIe siècle dans le style roman provençal, puis enrichie de chapelles gothiques, d'un mausolée, d'un décor baroque et d'un clocher néoclassique surmonté d'une statue dorée, la cathédrale résume près de mille ans d'histoire locale et universelle. Elle abrite le mausolée du pape Jean XXII, premier pontife à mourir en Avignon, ainsi qu'un ensemble remarquable de chapelles, de peintures murales et d'objets liturgiques. Classée monument historique dès 1840 et inscrite, avec le Palais des Papes et le pont Saint-Bénézet, au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1995, la cathédrale fait face à des enjeux de conservation considérables : vieillissement des matériaux, fragilité des décors, gestion touristique et maintien d'une fonction liturgique vivante. Cet article retrace son histoire, présente ses caractéristiques architecturales et artistiques, puis analyse sa place patrimoniale et ses enjeux contemporains.

I. Une cathédrale au cœur de l'histoire d'Avignon

A. Les origines de l'édifice

L'implantation chrétienne à Avignon remonte aux premiers siècles de notre ère : le Rocher des Doms, qui domine le confluent du Rhône et de la Durance, offrait des qualités défensives et symboliques propices à l'installation d'un pouvoir religieux. Une première église, dite Ecclesia major, aurait existé dès le haut Moyen Âge à l'emplacement de l'actuelle cathédrale. Le diocèse d'Avignon est attesté dès les premiers conciles gaulois du Ve siècle, et la dédicace à la Vierge Marie dès le Xe siècle. Des fouilles ont révélé sous l'édifice une crypte du IXe siècle abritant une stèle funéraire romaine, témoignage de la continuité d'occupation du site depuis l'Antiquité.

La construction et les transformations de la cathédrale

L'édifice actuel résulte d'une construction principalement réalisée dans la seconde moitié du XIIe siècle : une nef unique voûtée en berceau, accompagnée d'un chevet semi-circulaire, dans le goût de l'architecture romane alors en plein essor en Provence — chantier échelonné sur plusieurs décennies, avec une consécration documentée dès 1111 pour un état antérieur de l'édifice.

Au XIVe siècle, dans le contexte de la papauté d'Avignon, plusieurs chapelles latérales sont ajoutées grâce au mécénat de hauts dignitaires de la Curie. Le porche d'entrée fait l'objet d'une commande prestigieuse : dès 1336, le cardinal Giacomo Stefaneschi commande au peintre siennois Simone Martini les fresques qui l'ornent encore, témoignage de l'influence artistique italienne en Avignon. Au XVe siècle, un chœur gothique remplace le chevet roman primitif. Les XVIIe et XVIIIe siècles voient s'ajouter d'autres chapelles, dont la chapelle dite « de la Résurrection » ou « chapelle baroque ».

C. La cathédrale à l'époque de la papauté d'Avignon

L'installation de la papauté à Avignon à partir de 1309, sous Clément V, constitue le tournant majeur de l'histoire de la ville. Si le Palais des Papes devient le siège du pouvoir pontifical, la cathédrale voisine conserve son rôle de cathèdre épiscopale et de lieu privilégié des grandes cérémonies religieuses : funérailles de cardinaux, réceptions solennelles, manifestations liées aux conclaves. Six conclaves se succèdent ainsi au Palais des Papes durant le XIVe siècle, élisant les papes Benoît XII, Clément VI, Innocent VI, Urbain V, Grégoire XI et l'antipape Benoît XIII durant le Grand Schisme d'Occident. La cathédrale conserve, de cette période, le mausolée du pape Jean XXII (1316-1334), second pape d'Avignon et premier pontife à y mourir, témoignage exceptionnel de l'art funéraire gothique méridional lié au pouvoir pontifical.

II. Un monument exceptionnel

A. Une architecture emblématique

Le plan général reprend le schéma classique des églises romanes provençales : une nef unique, dépourvue de bas-côtés, terminée par un chevet et précédée d'un narthex. Ce parti sobre et massif privilégie des volumes simples, des murs épais et une décoration sculptée concentrée sur les éléments structurants — portails, chapiteaux, corniches — taillés dans la pierre calcaire locale. L'organisation intérieure obéit à une logique liturgique héritée du Moyen Âge : narthex, nef, chœur et chapelles latérales ajoutées au fil des siècles. Comme la cathédrale d'Arles ou l'abbaye de Sénanque, l'édifice hérite du vocabulaire antique régional : pilastres, frises d'oves et de grecques, chapiteaux à feuilles d'acanthe d'inspiration gallo-romaine.

 B. Les éléments architecturaux remarquables

Le clocher

Le clocher actuel, dont la flèche date pour l'essentiel du XIXe siècle, abrite un carillon de trente-cinq cloches, l'une des sonneries les plus importantes de France après celles de Strasbourg et de Verdun. Le bourdon Maria de Domnis, fondu en 1854, pèse plus de six tonnes ; il remplace les cloches fondues à la Révolution pour fabriquer des canons.

 La nef, le chœur et les chapelles

 Voûtée en berceau, la nef constitue le cœur roman du XIIe siècle, dont la sobriété contraste avec la richesse décorative apportée ultérieurement. Le chœur, remanié au XVe siècle dans un style gothique, abrite la cathèdre épiscopale — siège en marbre blanc sculpté au XIIe siècle qui donne son nom à l'édifice — ornée du lion de saint Marc et du bœuf de saint Luc, et classée monument historique. Plusieurs chapelles latérales, ajoutées entre le XIVe et le XVIIe siècle, jalonnent l'édifice ; la plus remarquable, la chapelle de la Résurrection, a fait l'objet de restaurations approfondies aux XXe et XXIe siècles.

Les façades et décors sculptés

La façade occidentale, précédée du porche orné des fresques de Simone Martini, constitue l'un des ensembles les plus prestigieux de l'art gothique italien hors d'Italie. Colonnes cannelées, chapiteaux à feuilles d'acanthe et frises antiques témoignent de la persistance, en Provence, d'un vocabulaire directement inspiré de l'Antiquité gallo-romaine.

C. Les œuvres et décors remarquables

Le mausolée du pape Jean XXII (mort en 1334) constitue l'un des témoins majeurs de l'art funéraire gothique lié à la papauté d'Avignon, conçu comme un monument grandiose destiné à exalter la mémoire du pontife et affirmer la légitimité d'Avignon face à Rome. Plusieurs chapelles conservent par ailleurs des décors peints, des autels et des objets liturgiques de différentes époques. Le porche garde les vestiges des fresques de Simone Martini ; le narthex abrite des peintures murales restaurées dans les années 1990 ; l'orgue, daté de 1819 et classé monument historique, a été restauré en 2004. Le trésor de la cathédrale rassemble plus de deux cents objets protégés — orfèvrerie liturgique, vêtements sacerdotaux, reliquaires —, faisant de Notre-Dame des Doms l'un des édifices avignonnais les plus richement dotés en objets mobiliers classés, aux côtés du Palais des Papes et de l'église Saint-Agricol.

D. La statue dorée de la Vierge

L'élément le plus visible de la cathédrale dans le paysage avignonnais demeure la statue dorée de la Vierge qui couronne le clocher. Installée en 1859, en plomb doré, haute d'environ six mètres, elle domine la ville et se voit depuis de nombreux points de vue, notamment depuis le fort Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon. Redorée à l'occasion du Grand Jubilé de l'an 2000, elle joue un rôle essentiel dans l'identité visuelle d'Avignon : repère immédiatement identifiable, au même titre que le pont Saint-Bénézet, aux côtés des tours du Palais des Papes.

III. Un patrimoine majeur de la France et de l'Europe

A. Une valeur historique exceptionnelle

Cathédrale d'un des diocèses les plus anciens de la Gaule chrétienne, Notre-Dame des Doms fut, par la force des circonstances historiques, l'unique siège épiscopal provincial au contact immédiat du pouvoir pontifical suprême. Pendant près d'un siècle, entre l'installation de Clément V en 1309 et le retour définitif de la papauté à Rome après le Grand Schisme d'Occident, Avignon fut de fait la capitale de la chrétienté latine— un épisode qui marqua durablement les institutions et l'imaginaire collectif européens, entre centralisation de la Curie et crise du Grand Schisme à partir de 1378.

B. Protection et reconnaissance patrimoniale

L'édifice figure parmi les tout premiers monuments classés au titre des monuments historiques en France, dès la liste de 1840 établie sous l'impulsion de Prosper Mérimée, puis repris au Journal officiel du 18 avril 1914. Un arrêté de classement du 12 mai 2023 a étendu la protection à la totalité de l'ensemble cathédral. Depuis 1995, la cathédrale est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO au sein du « Centre historique d'Avignon : Palais des papes, ensemble épiscopal et Pont d'Avignon » (bien n° 228), reconnu au titre des critères culturels (i), (ii) et (iv). Les actions de préservation relèvent, l'État étant propriétaire, du ministère de la Culture et de la DRAC Provence-Alpes-Côte d'Azur, qui assure le suivi technique, administratif et financier des travaux.

C. Un monument vivant

Cathédrale de l'archidiocèse d'Avignon — élevé au rang de métropole en 1475 — et basilique mineure depuis 1854, Notre-Dame des Doms accueille toujours les grandes célébrations liturgiques diocésaines. Sa fréquentation touristique, portée par la notoriété du Rocher des Doms et par les flux considérables qu'attire la ville, notamment durant le Festival d'Avignon, s'accompagne d'événements culturels (concerts liés à son patrimoine organistique et campanaire) et d'installations saisonnières comme la crèche de Noël. Par sa position dominante et son rôle continu dans la vie spirituelle de la cité, la cathédrale participe pleinement de l'identité d'Avignon, ville papale, cité d'art et d'histoire.

IV. Les enjeux contemporains

A. Faire vivre une cathédrale historique

La gestion quotidienne repose sur une collaboration étroite entre l'archidiocèse, affectataire de l'usage cultuel, et l'État, propriétaire du bâtiment en tant qu'édifice antérieur à la loi de 1905 : le diocèse assure l'animation pastorale et l'accueil des fidèles, les pouvoirs publics la conservation du bâti et du mobilier protégé. L'accueil des visiteurs suppose de conjuguer ouverture au public et respect du caractère sacré du lieu, en particulier durant les offices.

B. Les défis de la conservation

Le vieillissement des matériaux constitue un défi permanent pour un édifice dont les parties les plus anciennes remontent au XIIe siècle : les pierres calcaires, exposées aux intempéries et à la pollution urbaine, nécessitent des campagnes de diagnostic régulières. La conservation des œuvres mobilières — fresques, peintures murales, objets liturgiques — exige des compétences de restauration hautement spécialisées. La gestion des flux touristiques doit enfin composer avec la fragilité du bâti et les contraintes de sécurité, notamment incendie, dans un contexte de budgets et de compétences artisanales rares (tailleurs de pierre, restaurateurs de peintures murales, spécialistes du vitrail).

C. Restaurer et transmettre

Les interventions de l'État et de la DRAC Provence-Alpes-Côte d'Azur sur la cathédrale ont été nombreuses et continues depuis les années 1990. Le tableau suivant en présente la synthèse, ainsi que la part prise en charge par l'État, acteur financier prépondérant pour ce monument dont il est propriétaire.

Tableau 1 — Synthèse par décennie des interventions DRAC (1994-2019)

Période

Nb d'opérations

Montant total

Part État

1994 – 1999

14

519 851,15 €

519 851,15 €

2000 – 2009

25

1 527 933,43 €

1 156 933,43 €

2010 – 2019

16

4 806 714,04 €

4 806 714,04 €

Sous-total 1994-2019

55

6 854 498,62 €

6 483 498,62 €

 

Tableau 2 — Détail par intervention depuis 2020

Année

Intervention

Montant

Part État

2025

Entretien des monuments historiques de l'État

50 000,00 €

50 000,00 €

2024

Entretien des monuments historiques de l'État

50 000,00 €

50 000,00 €

2023

Entretien des monuments historiques de l'État

60 000,00 €

60 000,00 €

2022

Entretien des monuments historiques de l'État

40 000,00 €

40 000,00 €

2021

Entretien des monuments historiques de l'État

40 000,00 €

40 000,00 €

2021

Sécurité incendie – coordination SSI

4 924,80 €

4 924,80 €

2021

Restauration – actualisation du schéma directeur et diagnostic global de l'édifice

222 122,40 €

222 122,40 €

2021

Sécurité incendie – mise en conformité SSI (AVP à AOR)

64 537,19 €

64 537,19 €

2021

Entretien des objets mobiliers

51 614,00 €

51 614,00 €

2020

Entretien des monuments historiques de l'État

27 720,00 €

27 720,00 €

2020

Sécurité incendie – relevé et restitution graphique

62 124,00 €

62 124,00 €

2020

Sécurité incendie – étude diagnostic

41 562,00 €

41 562,00 €

Sous-total 2020-2025

714 604,39 €

714 604,39 €

2026

Sécurité incendie et mise en conformité électrique – mission de maîtrise d'œuvre (prévision proposée, non engagée)

100 000,00 €

100 000,00 €

 

Tableau 3 — Total général des financements (1994-2025)

TOTAL GÉNÉRAL DES INTERVENTIONS (1994-2025)

7 569 103,01 €

7 198 103,01 €

Source : DRAC Provence-Alpes-Côte d'Azur, Bilan des interventions — Cathédrale Notre-Dame-des-Doms (classement), document communiqué le 15 juin 2026.

Cette chronique met en évidence plusieurs campagnes structurantes : restauration de la chapelle de la Résurrection au début des années 2000, restauration du porche occidental en fin de décennie, puis l'importante campagne de restauration du chœur, de la nef et du narthex engagée en 2013 (plus de 2,4 millions d'euros). Depuis 2020, les interventions privilégient l'entretien courant et la mise en conformité de la sécurité incendie et électrique, comme l'illustre la mission de maîtrise d'œuvre programmée pour 2026. Au-delà des restaurations matérielles, la sensibilisation du public — visites guidées, supports pédagogiques, valorisation touristique en partenariat avec les acteurs locaux — demeure essentielle pour transmettre ce patrimoine aux générations futures.

Conclusion

Au terme de ce parcours à travers près de mille ans d'histoire, la cathédrale Notre-Dame des Doms apparaît comme un monument d'une densité patrimoniale exceptionnelle : de l'austérité du roman provençal du XIIe siècle aux fastes du gothique italianisant de Simone Martini, du mausolée pontifical de Jean XXII à la statue dorée de la Vierge, chaque époque a laissé sa trace sur cet édifice qui n'a jamais cessé d'être un lieu de culte vivant.

Son lien indissociable avec le Palais des Papes voisin lui confère une portée historique qui dépasse le cadre diocésain : témoin direct de la papauté d'Avignon, elle a marqué durablement les institutions et l'imaginaire collectif européens. Sa préservation, reconnue depuis 1840 au titre des monuments historiques et depuis 1995 au patrimoine mondial de l'UNESCO, constitue un impératif partagé par l'État, le diocèse et les collectivités locales, face aux défis renouvelés du vieillissement des matériaux et des exigences de sécurité contemporaines. C'est à cette condition que Notre-Dame des Doms pourra continuer à incarner, pour Avignon, la Provence et l'Europe, la mémoire vivante d'un des moments les plus singuliers de l'histoire de la chrétienté occidentale.

Sources et bibliographie

Sources institutionnelles

Ministère de la Culture, base Mérimée — Plateforme ouverte du patrimoine (POP), notice « Cathédrale Notre-Dame-des-Doms », réf. PA00081814 : https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00081814 (consulté le 19 juin 2026).

Ministère de la Culture, Collectif Objets, « Objets protégés de la commune d'Avignon » : https://collectif-objets.culture.gouv.fr/communes/23101 (consulté le 19 juin 2026).

DRAC Provence-Alpes-Côte d'Azur, Bilan des interventions — Cathédrale Notre-Dame-des-Doms (classement), document communiqué le 15 juin 2026.

UNESCO, Centre du patrimoine mondial, « Historic Centre of Avignon: Papal Palace, Episcopal Ensemble and Avignon Bridge », bien n° 228 : https://whc.unesco.org/en/list/228/ (consulté le 19 juin 2026).

Archidiocèse d'Avignon, « Métropole Notre-Dame des Doms » : https://www.metropole.diocese-avignon.fr/ (consulté le 19 juin 2026).

Avignon Tourisme, « Basilique Métropolitaine Notre-Dame des Doms » : https://avignon-tourisme.com/ (consulté le 19 juin 2026).

Ouvrages académiques

Girard, Joseph, Évocation du vieil Avignon, Paris, Les Éditions de Minuit, 1958.

Rouquette, Jean-Maurice, Provence romane, tome 1, coll. « La nuit des temps », Saint-Léger-Vauban, Zodiaque, 1980.

Mollat, Guillaume, Les papes d'Avignon (1305-1378), Paris, Letouzey et Ané, 1965.

Guillemain, Bernard, La cour pontificale d'Avignon (1309-1376) : étude d'une société, Paris, Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome, 1962.

Articles scientifiques et ressources numériques

Revues d'histoire médiévale et d'histoire de l'art consacrées à l'architecture religieuse provençale et à la papauté d'Avignon (Bibliothèques des Écoles françaises d'Athènes et de Rome, Congrès archéologiques de France).

Publications consacrées aux fresques du porche attribuées à Simone Martini et à leur restauration.

Plateforme ouverte du patrimoine (POP), ministère de la Culture : https://pop.culture.gouv.fr (consulté le 19 juin 2026).

UNESCO Centre du patrimoine mondial, dossier d'inscription du bien n° 228 : https://whc.unesco.org/en/list/228/documents/ (consulté le 19 juin 2026).



Sur le parvis de la cathédrale, un crucifix monumental à quelques mètres de la façade occidentale (porche antique et portail). Puis, élévation progressive le long du clocher porche (baies, colonnettes et autres décors sculptés). Au sommet du clocher (36 mètres de haut), une flèche surmontée d’une statue en plomb doré de la Vierge Marie.

 

Vue du flanc sud de l’édifice (couverture, contreforts, chapelle ronde coiffée d’une coupole (= chapelle de la Vierge) …). Montée au niveau de la coupole à lanternon au-dessus de la jonction entre la nef et le chœur puis demi-tour sur le clocher et vue du ciel du palais des papes et de la cathédrale.

 

Avancée dans la nef à quatre travées progressivement vers le chœur, chapelles latérales à droite et bas-côté à gauche (avec chaire à prêcher accolée aux grandes arcades). Chevet à pans coupés et dans le chœur, cathèdre, maître-autel, boiseries avec portraits de papes, stalles, vitraux, orgues…

Vue tout autour du lustre du chœur en commençant côté sud avec l’orgue de chœur de Charles Mutin, puis tour du chevet avec les stalles et les portraits des papes sur les boiseries. Enfin, trône épiscopal sur le côté nord du chœur entouré d’un décor architecturé.

 

Orgue en hauteur, sur une tribune côté nord du chœur, au-dessus de la cathèdre. Plongée sur la partie basse de l’instrument doré et ouvragée. Orgue intégré dans la maçonnerie entre deux colonnes avec chapiteaux corinthiens. Buffet d’orgue.

 

Orgue en hauteur, sur une tribune côté nord du chœur, au-dessus de la cathèdre. Vue en contreplongée de l’instrument avec son décor ouvragé doré (notamment sculpture au sommet) jusqu’à la coupole à lanternon (décor peint, vitraux, colonnes et chapiteaux)

 

   

Panosphères

Coupole à lanternon au-dessus de la jonction entre la nef et le chœur rythmée par huit vitraux et huit colonnes. Toujours en hauteur : peintures murales encore identifiables. Tribune blanche dans la nef avec au nord un orgue. L’autre orgue se trouve du côté sud du chœur, en-dessous d’un tableau. Un tableau de même format est installé en face au-dessus des boiseries qui font tout le tour du chevet derrière les stalles et qui sont ornées de portraits de papes

Vue depuis le chœur, un oculus orne le revers de la façade occidentale et cinq tableaux sont accrochés dans le même sens sur le mur séparant la nef du narthex. Cette nef est composée de quatre travées et bordées par des chapelles latérales au sud et un contrefort au nord. A la jonction entre la nef et le chœur se trouve notamment la cathèdre et une porte. Cinq vitraux à motifs géométriques éclairent le chevet à pans coupés (au-dessus des boiseries). De part et d’autre de ces vitraux : deux niches avec deux coquilles sculptées. Dans le chœur, le lustre pend au-dessus du maître-autel

Vue depuis l’espace de la tribune accolé au revers occidental. Le garde-corps donne sur la nef et plus loin le chœur. L’espace est éclairé par l’oculus et un pupitre ouvragé trône en son centre. Aux quatre coins supérieurs, on devine les quatre vivants (évangélistes) en bas-relief. Il y a une armoire au sud et une porte au nord, ainsi que l’escalier qui permet d’accéder à la tribune. Derrière cet escalier, du côté de la nef, une statue et une croix sont entreposées

En face de la chapelle ronde (de la Vierge) : chapelle du Saint-Sacrement et ouverture vers la tombe de Benoît XII. Le plafond et les murs sont intégralement peints. L’autel est entouré de plusieurs sculptures dorées et sur tout le pourtour de la chapelle on a des éléments d’architecture sculptés (colonnes, corniches…). Il y a deux vitraux sur le mur nord et, au sud de la chapelle, une porte en métal ouvragée qui donne accès à la nef de la cathédrale

Tombe de Benoît XII sous un décor architecturé (dais et gisant). Cette tombe est entourée de deux tableaux et ces derniers sont couronnés par deux vitraux figurés. En-dessous des deux tableaux, on a des stalles et en face de l’ouverture de la chapelle du Saint-Sacrement, un autre tableau. Du côté de la nef, deux ouvertures encadrent un « pilier » central sur lequel est adossé, côté tombe, un meuble de rangement en bois. A droite de l’entrée vers la chapelle du Saint-Sacrement, on a un mémorial

Chapelle de la Vierge dans laquelle l’autel est surmonté d’une statue de la Vierge (en face de bancs et de l’ouverture vers la nef). Sur les pourtours de cette chapelle ronde, se trouvent d’autres statues insérées dans des niches (quatre). En quinconce, au-dessus de ces niches, on peut observer quatre tympans sculptés. Encore au-dessus, on a des vitraux orientés vers l’extérieur et des vides et/ou traces de polychromie orientées vers l’intérieur. Enfin, au niveau de la coupole, se déploie un décor composé de hauts-reliefs quadrangulaires représentants des fleurs

Chapelle du tombeau de Jean XXII par laquelle on semble pouvoir accéder par au moins trois portes différentes. Dans cet espace, on voir une maquette de bateau sur une vitrine renfermant des sculptures. Sur le mur du même côté, il y a des restes de peinture murale avec des traces de bûchage. Sur le mur d’en face, on peut voir un gisant dans une niche et d’autres vitrines, quelques tableaux et blasons en bas-relief ornent ces mêmes murs. Sur le côté extérieur, la lumière rentre par deux vitraux aux motifs géométriques. Enfin, l’élément central de cette pièce se déploie sous une clé de voûte, il s’agit d’une une structure architecturée suivant le modèle gothique, à l’intérieur se trouve ce qui semble être un reliquaire

Vue face au revers de la structure architecturée (chapelle du tombeau de Jean XXII). En face de cette structure, se trouve un autel présentant, entre autres, des reliquaires et des crucifix dorés. Dans cet espace, sont présents trois autres vitrines et trois portes. La vitrine adossée au mur extérieur est surmontée de bougeoirs et d’un crucifix argenté au milieu. Au-dessus de cette vitrine, s’étend un vitrail aux motifs géométriques et aux tons clairs (bleu, jaune et blanc). Cet espace renferme également quelques sculptures et deux petits tableaux

 

Vue du dessus de la sacristie éclairée par trois vitraux non-colorés. Les murs latéraux sont rythmés par des arcades et sur tous les murs sont accrochés des cadres exposant, par exemple, des peintures. Des armoires sont également adossées sur ces quatre murs. Un lustre pend au centre de la pièce et sur trois des côtés de ce centre des vêtements liturgiques sont étendus sur des meubles. Le quatrième côté est lui pourvu d’une table entourée de huit chaises. Quant au sol de la sacristie il présente un damier rouge et blanc et on remarque en outre la présence de deux tapis